Le blowout taper combine deux intentions très précises : des côtés et une nuque travaillés en taper (dégradé progressif net) et un dessus plus long, mis en forme au sèche-cheveux pour obtenir un volume aérien. C’est une coupe qui se décide autant devant le miroir que dans l’agenda : elle peut être discrète en version low taper, ou franchement affirmée en version fade, à condition d’assumer la routine qui va avec.
En bref
- Si vous voulez un style « pro » : visez un low taper (côtés 3-6 mm, montée douce) et un volume modéré sur le dessus.
- Si vous aimez le contraste : une version high taper ou blowout taper fade demande des retouches plus rapprochées (toutes les 2 à 3 semaines).
- Pour demander la coupe sans flou : arrivez avec photos, annoncez votre temps de routine, et donnez une longueur de dessus en cm (4-7, 6-10 ou 8-12).
- Pour le coiffage maison : chaleur moyenne (60-80 °C), à 10-20 cm de la mèche, brosse ronde au bon diamètre, puis une pâte mate uniquement sur les longueurs.
Blowout taper : ce qui le distingue vraiment
On confond souvent, parce que les mots se ressemblent et que les photos sur écran aplatissent tout. Un blow out met l’accent sur le volume, mais peut rester plus libre sur les contours. Un fade, lui, joue le contraste, parfois très court jusqu’à la peau, avec une montée marquée. Le blowout taper est l’équilibre des deux mondes : le dessus est « soufflé » au sèche-cheveux, tandis que les côtés et la nuque restent maîtrisés, propres, dessinés.
Si vous cherchez des références à montrer, vous croiserez souvent les appellations taper fade, taper blowout, blowout taper fade, low taper ou blowout pompadour. Peu importe le vocabulaire exact, tant que l’intention est claire : dégradé progressif sur les côtés, volume travaillé au-dessus.
Est-ce que ça peut marcher sur vos cheveux et votre visage ?
Ce style a un avantage rare : il s’ajuste à la morphologie simplement en jouant sur la hauteur et la largeur du volume, puis sur la discrétion du taper. C’est le genre de coupe qui peut flatter un visage ovale ou triangulaire sans effort, souligner une mâchoire plus carrée, ou corriger un visage rond en ajoutant de la hauteur. Pour celles et ceux qui privilégient une coupe très courte, la buzz cut, ses styles, son entretien et la manière de l’adopter offrent des options radicales. À l’inverse, si votre visage est plutôt long, l’idée n’est pas de monter encore plus haut : on limite la hauteur et on préfère un rendu plus large, plus équilibré.
La texture du cheveu dicte surtout le protocole : un cheveu fin profite du séchage à contre-sens et de produits légers pour gagner du corps, tandis qu’un cheveu épais aura besoin qu’on enlève du poids avec de la texturisation. Et si vous avez les cheveux bouclés ou crépus, le blowout taper se porte très bien, à condition de le coiffer en respectant la boucle : diffuseur, crème ou mousse, et surtout pas de brossage après séchage.

Dernier filtre, très concret : le dress code. Dans un environnement professionnel, une version low taper avec volume modéré reste facile à assumer, sans renoncer à l’allure. Le détail qui change tout, c’est la propreté de la nuque et des pattes : ce sont elles qui donnent l’impression « barbershop » même quand le dessus est plus décontracté.
Quelle variante choisir, sans vous piéger sur la routine
Un blowout taper n’est pas une coupe unique, c’est une silhouette. Elle devient texturée, lisse, plus haute, plus douce, selon ce que vous voulez raconter. La question utile n’est donc pas « quelle version est la plus tendance ? », mais « combien de temps je suis prêt à y consacrer, et à quelle fréquence je veux la garder impeccable ? ».
Si vous visez le compromis chic du quotidien, le low taper est souvent le meilleur point d’entrée. Si vous aimez un style plus assumé, vous pouvez aller vers un high taper ou un blowout taper fade, mais la coupe se lit alors au millimètre, et la repousse se voit plus vite. Quant au blowout pompadour, il demande plus de longueur sur le dessus et une vraie tenue : c’est superbe quand c’est bien fait, mais cela suppose d’accepter la brosse ronde et le séchage comme un geste régulier.
La phrase à dire au barber, et les détails qui évitent les malentendus
Il y a une phrase simple qui pose le cadre sans laisser de place à l’interprétation : « Je voudrais un blowout taper : côtés en taper, avec du volume travaillé au sèche-cheveux sur le dessus. » Si votre barber emploie d’autres mots, vous pouvez aussi dire « blow out taper fade » ou « taper blow out », mais l’essentiel est ailleurs : arriver avec des photos qui montrent la longueur du dessus et la hauteur du taper.

Tu seras surpris de voir à quel point la coupe change quand vous annoncez, dès le départ, votre réalité quotidienne. Plutôt « 5 minutes le matin » ou « 30 secondes chrono » ? Plutôt bureau, ou liberté totale ? Et à quelle fréquence voulez-vous revenir ? Ces trois informations permettent au professionnel d’ajuster le dégradé, la transition vers le dessus, et la quantité de texturisation, pour que le rendu soit cohérent une fois rentré chez vous.
Le guide technique à garder : sabots, longueurs, brosse, température
Quand on parle taper, tout se joue sur la progression. Les numéros de sabot ne sont pas là pour impressionner, ils servent à se comprendre. Voici les correspondances approximatives utiles : #0 ≈ 1,5 mm, #1 ≈ 3 mm, #2 ≈ 6 mm, #3 ≈ 10 mm, #4 ≈ 13 mm, #5 ≈ 16 mm, #6 ≈ 19 mm.
| Objectif | Côtés et nuque (taper) | Longueur du dessus | Coiffage conseillé | Retouches |
|---|---|---|---|---|
| Discret, compatible pro | Low taper : 3-6 mm (#1-#2), montée douce vers 10-13 mm (#3-#4) | 6-10 cm (blowout standard) ou 4-7 cm (texturé) | Chaleur moyenne 60-80 °C, à 10-20 cm, brosse ronde adaptée | Toutes les 4 semaines |
| Équilibré, polyvalent | Medium taper : départ 1,5-6 mm (#0-#2), fondu jusqu’à 10-25 mm selon le blend | 6-10 cm | Séchage à contre-sens puis mise en forme arrière ou côté | Tous les 3 à 4 semaines |
| Très net, contraste fort | High taper ou blowout taper fade : départ très court (peau ou 0-1,5 mm) | 8-12 cm (pompadour) ou 6-10 cm | Tenue plus travaillée, brosse ronde plus large si >9 cm | Toutes les 2 à 3 semaines |
Pour la brosse ronde, le diamètre doit suivre la longueur : 19-25 mm si vous êtes sur 4-6 cm, 25-35 mm pour 6-9 cm, et 40-60 mm au-delà de 9 cm, notamment si vous visez une courbure façon pompadour. Côté sèche-cheveux, on vise une chaleur moyenne autour de 60-80 °C, en gardant 10-20 cm de distance, avec un flux d’air contrôlé. Et pour créer du volume, le geste signature reste le séchage à contre-sens à la racine, avant de modeler vers l’arrière ou sur le côté.
Ce qui se passe en salon, étape par étape (et ce que vous devez observer)
Une bonne séance commence par une consultation très concrète : routine du matin, images de référence, fréquence de retouches souhaitée, contexte bureau ou casual. Ensuite, les cheveux sont lavés ou simplement humidifiés, puis séparés en zones, dessus d’un côté, côtés et nuque de l’autre. C’est à ce moment que la coupe devient lisible : le taper démarre bas, avec des sabots progressifs, et la transition est fondue avec précision en vérifiant la symétrie. Le dessus est ensuite ajusté à la longueur choisie, puis texturisé si nécessaire, surtout sur cheveux épais.

Le « wow effect » tient souvent au coiffage final : thermoprotecteur, mousse ou spray volumisant, sèche-cheveux et brosse ronde pour l’effet soufflé. La finition se fait avec une pâte mate ou une cire légère, appliquée sur les longueurs, jamais en surcharge à la racine. Et avant de partir, demandez ce qui compte vraiment pour la suite : la longueur du dessus en cm, les sabots utilisés, et le produit le plus simple pour reproduire le mouvement à la maison, en veillant à l’adapter aux différentes coupes homme 2025.
Reproduire le blowout taper chez vous : deux routines, une discipline
La règle d’or, c’est la légèreté. L’effet blowout supporte mal les produits collants qui plombent la matière et figent la racine. Avant toute chaleur, on applique un spray thermoprotecteur, avec 2 à 4 pulvérisations à environ 20 cm, puis on travaille au sèche-cheveux en chaleur moyenne. Si vous avez les cheveux fins, misez sur la racine humide, le séchage à contre-sens, et une mousse légère. Si vos cheveux sont bouclés ou crépus, la logique change : crème de définition ou mousse, diffuseur tête en bas pour le volume, et on évite de brosser après séchage pour préserver la boucle.
- Option « 30 secondes chrono » : 2 à 4 jets de spray texturisant, puis froisser la matière aux doigts pour réveiller le grain et le volume, notamment après une casquette ou un bonnet.
- Routine complète (environ 5 minutes) : sur cheveux essorés, appliquer une mousse ou un spray volumisant, sécher avec brosse ronde (diamètre adapté), puis finir avec une pâte mate sur les longueurs.
Un détail qui change tout : la pâte mate se chauffe d’abord entre les mains, puis se pose par touches, en restant loin des racines. Sur cheveux courts, une quantité type « pois » suffit, et au-delà de 8 cm, on peut monter vers une quantité « noix », sans jamais chercher à saturer. Pour un spray texturisant, comptez 2 à 6 jets selon la densité, après séchage, pour relancer le volume sans l’alourdir.
Entretien et retouches : garder la coupe impeccable, sans se saboter
Le blowout taper vit au rythme du dégradé. Pour un rendu très net, façon fade marqué, la fenêtre idéale est de 2 à 3 semaines. Pour un low taper plus discret, on peut viser 4 semaines. Et si vous cherchez un cadre simple, le programme général de restyle tourne autour de 3 à 4 semaines, selon votre exigence sur la nuque et les pattes.

Entre deux rendez-vous, une retouche maison peut dépanner, à condition de rester sur les zones simples. L’idée n’est pas de refaire le dégradé complet, mais de nettoyer légèrement. Utilisez une tondeuse avec sabots (#1 à #3), un peigne, un miroir, et une tondeuse de finition sans sabot pour les contours. Travaillez sur cheveux secs, commencez toujours avec un sabot plus long que votre objectif (par exemple #3), puis descendez progressivement si besoin. Ne remontez pas trop haut, et ne passez jamais la tondeuse « au hasard » sans repères. Si vous hésitez, le bon réflexe est de reprendre rendez-vous plutôt que de créer une marche impossible à rattraper.
Casquette, bonnet, humidité, mèche rebelle : les solutions qui sauvent le style
Si vous portez souvent une casquette, la coupe la plus confortable reste un taper bas avec un dessus suffisamment long pour que le volume revienne. Côté produits, évitez tout ce qui colle, et gardez un spray texturisant pour relancer le mouvement au retrait. Même logique sous un bonnet : un dessus un peu plus long se remet mieux en place, soit au sèche-cheveux, soit avec quelques jets de texturisant et un travail rapide aux doigts.
Pour une mèche rebelle, deux leviers existent : la coupe et le coiffage. En salon, on peut la dompter en la coupant légèrement plus courte, en optant pour des coupes courtes effilées ou en travaillant un angle, avec une texturisation ciblée. À la maison, séchez d’abord en sens opposé, puis fixez avec une pâte mate et, si besoin, un spray texturisant pour garder la direction. Et si le volume s’effondre en journée, reprenez la routine express : 2 à 4 sprays de texturisant, froissage aux racines, et la coupe retrouve de la tenue sans repartir à zéro.
- Trop de produit : l’effet aérien disparaît. Gardez la main légère, et appliquez sur les longueurs.
- Chaleur sans protection : le thermoprotecteur doit précéder chaque coiffage au sèche-cheveux.
- Confusion de demande : un simple brushing sans taper ne donnera jamais la même netteté sur les côtés et la nuque.
- Retouches improvisées : sans méthode, on remonte trop haut et on perd la ligne du taper.
La checklist mentale avant d’entrer au barbershop
Quand j’accompagne un ami qui hésite entre plusieurs photos, je lui conseille toujours la même chose : choisir des images qui montrent la coupe de face, de profil, et l’arrière. Pas pour faire « maniaque », mais parce que le blowout taper se lit sur ces trois angles. Arrivez avec votre phrase clé, annoncez votre temps réel le matin, et soyez précis sur la longueur du dessus. Le reste, un bon professionnel le traduira en geste.
Gardez en tête une dernière cohérence : plus le taper est haut et net, plus l’entretien se voit, et plus le volume du dessus devient une signature. À l’inverse, un low taper bien fondu et un blowout modéré donnent une allure impeccable, sans demander autre chose qu’un sèche-cheveux maîtrisé et un produit bien choisi.