La fossette au menton est un petit pli, parfois à peine esquissé, parfois très dessiné, qui tient à une particularité d’adhérence ou de muscle, et parfois à la forme de l’os. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut soit la mettre en valeur, soit l’atténuer, avec des solutions qui vont du maquillage aux gestes médicaux plus durables. Tout se joue d’abord sur un point simple: votre fossette est-elle plutôt dynamique (elle bouge avec les expressions) ou statique (elle reste visible au repos) ?
En bref
- Fossette dynamique: le Botox peut l’adoucir en relaxant le muscle, effet 3 à 5 mois, 150 à 300 €.
- Fossette peu à modérément creusée: l’acide hyaluronique comble, effet 6 à 12 mois, parfois jusqu’à environ 1,5 an, 350 à 700 €.
- Fossette très marquée, plutôt osseuse: implant mentonnier (2 000 à 4 500 €) ou microchirurgie (1 500 à 3 000 €) selon l’objectif.
- Avant toute option durable: une évaluation avec photos au repos et en contraction oriente nettement le choix.
Pourquoi cette fossette existe, et pourquoi elle ne se corrige pas toujours de la même façon
On parle de fossette du menton lorsqu’une indentation apparaît à cause d’une insertion particulière des muscles mentonniers ou d’une adhérence entre la peau et des tissus plus profonds, ce qui la rend plus visible lors de la contraction. Autre scénario: une particularité de la symphyse mandibulaire, avec une fossette plus statique, liée à la configuration osseuse.
Dans la pratique esthétique, cette distinction est précieuse: ce qui répond à une hyperactivité du muscle se traite volontiers par relaxation, tandis qu’une marque davantage structurale se discute plutôt en comblement ou en geste chirurgical.
Auto-évaluation chic et utile: les 3 photos qui changent tout
Avant de prendre rendez-vous ou de dégainer votre palette, prenez des photos standardisées: face, 45°, profil, avec un éclairage neutre, puis au repos et lors d’une contraction du menton. Notez ensuite ce qui saute aux yeux: la fossette apparaît-elle surtout quand le menton se contracte, ou reste-t-elle visible en permanence ?
Si vous aimez les approches plus méticuleuses, mesurez aussi la largeur et la longueur de l’indentation, et sa variation à la contraction, avec une règle souple ou un pied à coulisse flexible. Cette observation, très simple, aide un praticien à décider entre un geste qui détend et un geste qui comble.
Maquillage: camoufler ou signer la fossette, à la demande
C’est l’option la plus immédiate, et, à mon sens, la plus élégante pour « essayer » un résultat avant d’envisager autre chose. Pour atténuer, on travaille la lumière: une touche plus claire sur le creux, puis un estompage net, presque imperceptible. Pour créer l’illusion, on fait l’inverse, avec une ombre mate très douce, placée avec précision.

- Préparez une base, puis posez une ombre mate 1 à 2 tons plus foncée (stick crème ou poudre) exactement là où vous voulez « creuser » ou redessiner.
- Ajoutez un point de lumière autour (pas sur l’ombre), puis estompez au pinceau biseauté ou au blender jusqu’à ce que la transition disparaisse.
- Fixez légèrement (poudre matifiante, puis spray fixant) et vérifiez au miroir, de face et en trois-quarts.
Pour un rendu photogénique, préférez une lumière douce, légèrement latérale, et évitez une lumière frontale trop dure qui « aplatit » le relief.
Injections: l’option sur-mesure quand la fossette devient un vrai sujet
Quand la fossette est peu à modérément profonde, les fillers à l’acide hyaluronique peuvent combler ou lisser, avec un effet annoncé de 6 à 12 mois, parfois jusqu’à environ 1,5 an, pour un budget de 350 à 700 €. Si la fossette est surtout dynamique, liée à un mentalis très actif, le Botox cherche plutôt à relaxer le muscle, pour 3 à 5 mois, généralement entre 150 et 300 €.
Dans certains profils, l’association Botox plus comblement est discutée: l’un apaise le mouvement, l’autre harmonise la surface.
Solutions durables: implants, microchirurgie, et les limites à connaître
Quand la fossette est profondément marquée, surtout si elle est structurale, les options plus pérennes s’envisagent: implant mentonnier (2 000 à 4 500 €) ou microchirurgie (1 500 à 3 000 €) selon la configuration. Certaines interventions peuvent se faire en ambulatoire, parfois sous anesthésie locale, avec une durée opératoire d’environ une heure pour des gestes simples. Les suites peuvent inclure le port d’une boule de gaze 2 ou 3 jours, et des contrôles quelques jours, semaines et mois.
Comme pour tout acte, il existe des risques: infection, hématome, cicatrices, asymétrie, sur-correction, réintervention. Plus rarement, on évoque une nécrose cutanée, une atteinte nerveuse, une résorption de graisse (lipofilling), ou une migration voire exposition d’implant. C’est précisément pour cela qu’un avis expert, et parfois un deuxième, reste la manière la plus sereine d’arbitrer entre désir d’effet « red carpet » et réalité anatomique.