Un taper bas, c’est l’art de nettoyer la nuque et le contour des oreilles avec un dégradé très bas, subtil, qui respecte la matière naturelle des cheveux. L’idée n’est pas d’afficher un contraste « à blanc », mais de gagner une silhouette plus nette, plus élégante, sans perdre votre style sur le dessus.
En bref
- Le taper bas commence très bas (nuque, contour des oreilles) et reste volontairement doux, contrairement au fade plus tranché.
- Pour choisir la bonne version, partez de deux repères simples: hauteur du dégradé (low, mid, high) et longueur sur le dessus (souvent 2 à 10 cm, et fréquemment 3 à 5 cm sur cheveux 3A).
- À la maison, on vise surtout des retouches propres (contours, nuque, transition) avec des sabots n°3 ou n°4, pas une transformation complète.
- La plupart des retouches se planifient toutes les 3 à 6 semaines, plus rapprochées si vous portez des motifs (2 à 3 semaines) ou si vous aimez une ligne très fraîche.
Qu’est-ce qu’un taper bas, exactement ?
Techniquement, le taper bas se reconnaît à un dégradé qui démarre très bas sur la nuque et autour des oreilles, puis remonte en douceur. Ce détail change tout: le rendu paraît immédiatement plus naturel, presque « fondu » dans votre implantation, au lieu de dessiner une barre nette.
La confusion la plus fréquente se fait avec le fade. Le taper recherche une transition douce et évite l’effet rasé à blanc que l’on associe souvent au fade classique, plus contrasté. Si vous aimez les coupes propres mais discrètes, c’est précisément là que le taper bas devient intéressant: il structure sans durcir.
Low, mid, high: comment choisir la hauteur du dégradé
On parle souvent du taper comme d’un bloc, alors qu’il y a une vraie nuance de hauteur : quelle coupe taper choisir dépend du contraste et du volume recherchés. Le low taper reste au plus près des contours, le mid taper monte davantage et se voit plus, et le high taper apporte un contraste plus affirmé ainsi qu’une sensation de volume plus marquée sur le dessus.
Dans la pratique, tout est question d’équilibre: plus le dégradé monte, plus il attire l’œil. Si vous portez facilement du volume, ou si vous voulez « ouvrir » un visage, un mid ou high taper peut se défendre. Si vous cherchez une coupe polyvalente, facile à vivre, qui ne change pas radicalement votre identité, le taper bas reste la porte d’entrée la plus sûre.
À qui ça va: morphologies et textures, sans se tromper
Le taper bas fonctionne sur tous types de cheveux, du lisse au crépu. La différence se joue sur deux paramètres: ce que l’on laisse sur le dessus, et la manière dont on protège la texture pendant le dégradé.

Pour une lecture rapide, gardons des repères concrets. Sur cheveux lisses, on peut aller d’un dessus très court et net, voire d’une buzz cut, à des longueurs plus souples. Sur cheveux ondulés, laisser de l’espace à la vague donne tout de suite une allure plus vivante. Sur cheveux bouclés et afro, le taper bas est particulièrement flatteur parce qu’il garde du volume là où on en a envie, tout en rendant les contours impeccables. Sur certains cheveux 3A, on laisse souvent 3 à 5 cm sur le dessus, de quoi dessiner la boucle sans la « tasser ».
Côté morphologie, le taper bas a une vertu rare: il ne force pas la main. Selon la forme du visage (rond, ovale, carré, allongé), on ajuste surtout la hauteur du dégradé et la longueur au-dessus pour équilibrer. Et si vos cheveux sont fins ou clairsemés, la stratégie change: mieux vaut préserver une longueur de 3 à 6 cm sur le dessus, texturiser légèrement, et éviter d’amincir trop fort pour ne pas perdre en densité perçue.
Palette de styles: les options à demander sans jargon
Le taper bas n’est pas un style unique, c’est une base qui s’adapte. Vous pouvez le porter très court et classique, le rendre plus texturé en mi-long, l’associer à une frange, une raie au milieu, une coupe plus « casquette », un undercut plus contrasté, ou même des cheveux longs, attachés. La longueur sur le dessus sert de curseur: 2 à 10 cm selon l’allure recherchée, avec une logique simple: plus c’est long, plus le coiffage devient un geste de style.
J’ai souvent remarqué que ce qui fait basculer une coupe de « correcte » à « parfaitement maîtrisée », ce n’est pas l’idée globale, c’est la précision des détails donnés au salon: où commence le taper, quelle douceur de transition, quelle longueur exacte au-dessus. Ce sont des demandes très simples, mais elles changent tout quand on veut un résultat net, photogénique, sans rigidité.
Le script salon: quoi dire, quoi montrer
Si vous voulez éviter les malentendus, arrivez avec deux photos (face et profil ou nuque) et une demande formulée clairement. L’objectif est de verrouiller trois informations: taper bas, longueur au-dessus en centimètres, et douceur de transition.

- Demandez un taper bas: un dégradé subtil qui commence très bas, juste au-dessus des oreilles et sur la nuque.
- Annoncez une longueur sur le dessus en centimètres, par exemple « 3 cm » ou une plage qui vous ressemble.
- Précisez que vous voulez une transition douce, pas un rendu type fade rasé à blanc, et que vous souhaitez préserver votre texture (encore plus vrai sur 3A à 4C).
Si vous envisagez des motifs, la question n’est pas seulement esthétique. Elle touche aussi au rythme d’entretien: un design se retouche plus souvent, typiquement toutes les 2 à 3 semaines.
Le protocole pro: les étapes qui font un taper bas impeccable
Un taper bas réussi suit une logique très cadrée: consultation, repères, dégradé progressif, travail du dessus, finitions, vérification. Au salon, on commence généralement par un brief de quelques minutes pour confirmer la hauteur (low, mid, high) et la longueur au-dessus en centimètres, puis on passe à la préparation et au démêlage.
Le dégradé se construit d’abord à la nuque et autour des oreilles. Les repères se placent juste au-dessus des oreilles, puis la transition se lisse avec des sabots progressifs et, si besoin, une technique de tondeuse sur peigne pour contrôler l’ombre. Pour donner une idée concrète: on peut poser une base courte si l’on veut un peu plus de contraste, puis remonter progressivement (par exemple #2, #3, #4) afin d’éviter toute démarcation. Sur le dessus, la longueur varie selon votre style, entre 2 et 10 cm, et une texturisation au ciseau peut apporter du mouvement sans rigidifier.
La dernière phase, celle qui signe vraiment la coupe, ce sont les finitions: contours à la mini-tondeuse, éventuellement rasoir pour une ligne très nette, puis vérification de la symétrie et mise en forme. Sur cheveux bouclés à crépus, la priorité est simple: garder la texture vivante, ne pas chercher à la « forcer » pendant la coupe.
DIY entre deux rendez-vous: retouches propres, sans prise de risque
À la maison, l’objectif n’est pas de refaire la coupe, mais de rafraîchir ce qui se voit en premier: nuque, contours, petites zones qui épaississent. Pour rester dans une zone sûre, équipez-vous d’une tondeuse avec sabots n°3 et n°4, d’une mini-tondeuse, d’un miroir double, d’un peigne et de clips. Travaillez par étapes, sur cheveux secs pour les contours, et nettoyez les lames après usage.

| Action à la maison | Outil recommandé | Temps indicatif | Quand s’arrêter et retourner au salon |
|---|---|---|---|
| Inspecter, repérer les zones | Miroir double, peigne | 2 à 3 min | Si la correction nécessaire dépasse 1 cm |
| Nettoyer nuque et contours | Mini-tondeuse | 5 à 8 min | Si vous voulez modifier la forme globale |
| Adoucir une transition | Sabot n°3 ou n°4, tondeuse sur peigne | 5 à 10 min | Si la texture est complexe (3B+ ou 4A+) ou si la zone « marque » |
| Vérifier la symétrie et nettoyer | Miroir, brosse, nettoyage des lames | 2 à 3 min | Si une asymétrie persiste malgré des corrections progressives |
La règle d’or reste la progressivité: commencez par le sabot le plus long que vous jugez utile, souvent n°4, puis raccourcissez seulement si nécessaire. Une bande visible ? Revenez au sabot juste supérieur pour estomper, et retravaillez doucement. Une asymétrie ? Comparez les deux côtés avec des repères simples (oreilles, couronne) et corrigez par micro-ajustements. Et pour tout ce qui touche aux motifs, ou à une texturisation sur cheveux très texturés, mieux vaut laisser la main à un professionnel formé.
Entretien: à quel rythme revenir, et avec quels produits
Le taper bas a cette élégance pratique: il peut rester beau même quand il repousse, à condition d’accepter une netteté plus douce. Côté fréquence, on retrouve des plages qui varient selon la texture, la pousse et vos exigences: certains préfèrent une retouche toutes les 2 à 4 semaines, d’autres se sentent très bien à 3 à 6 semaines, voire 4 à 6 semaines s’ils aiment un rendu moins « fraîchement tracé ». Les cheveux bouclés, notamment certains 3B, se retouchent souvent toutes les 3 à 4 semaines. Et les motifs, eux, imposent presque leur calendrier: 2 à 3 semaines.
Pour le coiffage quotidien, tout dépend de la texture. Sur cheveux lisses, une cire matte, une argile ou une pâte donnent du contrôle sans brillance excessive, tandis qu’on évite les gels très alcoolisés. Sur cheveux ondulés, une mousse légère ou un spray texturisant aide à garder du mouvement sans alourdir. Sur cheveux bouclés et afro, on privilégie les produits non desséchants : crèmes définissantes, mousses douces, gelées hydratantes, avec des ingrédients comme le beurre de karité, l’aloe vera ou des huiles légères, et on évite les alcools desséchants et les sulfates agressifs. Pour les cheveux fins, les poudres texturisantes et sprays volumisants sont souvent plus flatteurs que les crèmes lourdes, surtout si l’on adopte une coupe effilée mi-longue.
Enfin, gardez une méthode simple avec votre coiffeur: après la première coupe, fixez un rythme, observez la repousse sur un ou deux cycles, puis ajustez. C’est souvent là que le taper bas devient vraiment « sur mesure »: quand la coupe suit votre cheveu, et pas l’inverse.